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U-2A DRAGON LADY

(Code: AF-AR48112)
62,00 EUR
 U-2A DRAGON LADY Le Lockheed U-2 est un avion de reconnaissance qui fut utilisé intensivement durant la guerre froide par les États-Unis, notamment pour observer les territoires soviétiques. Il est toujours en service aujourd'hui, bien que modifié.

La caractéristique principale de l'U-2 est sa capacité à voler à haute altitude (soixante-dix-mille pieds, soit environ vingt-et-un-mille-trois-cents mètres, deux fois plus haut que les avions de ligne) pour être hors de portée des défenses anti-aériennes. Il dispose d'un important rayon d'action, mais d'une vitesse relativement limitée.

Techniquement, l'U-2 pourrait être considéré comme un « planeur propulsé » en raison de ses immenses ailes qu'on retrouve sur les planeurs. Si des rumeurs courent sur une structure de l'aile en bois, Denis Jenkins, dans WarbirdTech volume 16, mentionne une structure monocoque en aluminium pour le fuselage, trois longerons pour l'aile et un treillis en aluminium. De même, Bernard Millot, dans le Docavia 29 sur les avions Lockheed, évoque une construction entièrement métallique.

L'atterrissage et le décollage de cet avion sont très délicats : en effet, le Lockheed U-2 dispose de deux trains d'atterrissage en tandem (contrairement aux autres appareils qui disposent toujours de deux trains principaux parallèles), complétés par des roulettes de stabilisation fixées sous les ailes. Ces roulettes sont larguées au décollage pour alléger l'avion mais leur absence à l'atterrissage rend ce dernier plus difficile et impose que du personnel au sol intervienne à chaque atterrissage.

Comme celui du B-47, le domaine de vol à haute altitude de l'U-2 est très étroit, l'écart entre la vitesse maximale et la vitesse de décrochage n'étant que de dix nœuds, soit environ vingt kilomètres à l'heure. Cette faible différence nécessite une attention continue du pilote, pendant des vols pouvant durer jusqu'à neuf heures.

Le rayon d'action de trois mille kilomètres à l'origine a été quasiment doublé depuis.

Kodak conçut un film spécial pour augmenter le nombre de prises de vues possible pendant un vol . Des lentilles réalisées par James Gilbert Baker, un astronome de l'observatoire de l'université Harvard qui avec Edwin H. Land a été un des conseillers en matière de reconnaissance photographique du gouvernement américain, permirent d'obtenir sur le film un pouvoir séparateur de 60 lignes au millimètre, à comparer aux 12 à 15 lignes au millimètre que donnaient les caméras à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Employé lors des premières missions avec une caméra panoramique spéciale de 200 kg, la Hycon-B construite par PerkinElmer, un seul appareil pouvait balayer une vaste zone avec une finesse alors sans précédent. La charge utile maximale des premières versions du U-2 n'excédait pas 250 kg. La caméra embarquait 3 650 mètres de film et couvrait une bande de 1 200 kilomètres de large, avec vue stéréoscopique de la bande centrale couvrant 240 kilomètres. Dans les années 1980, la focale utilisée par la caméra de l’U-2 passa à 182 cm1. Au fil du temps, d'autres caméras provenant de diverses sociétés furent installées